jeudi 8 octobre 2009

Un interview qui fera date

Ce que je préfère dans mes voyages professionnels en Corse ces temps-ci, c'est que ça me donne l'opportunité de me régaler d'un Corse-Matin gracieusement offert dans l'avion du retour, une fois le devoir accompli.
Même si ça vient de perdre beaucoup de son intérêt en raison de la disparition subite (assassinat ? grippe A ? licenciement ?) de Cécile Saurin, la plus incroyable championne du monde d'horoscope sans queue ni tête aux expressions tellement imagées bien qu'elles n'existent pas (Bélier : changez la corde de votre arc, plutôt que d'épaule / Sagittaire : ne mettez pas toutes vos boules du même côté de votre sapin / etc), on a encore la joie d'y lire de merveilleux articles très intéressants, dans lesquels il manque des mots (que généralement on retrouve dans un autre article où il y en a trop, l'équilibre global étant ainsi assuré), dans lesquels toute tentative de phrase de plus de 6 mots se solde par une noyade terrifiante.
Et puis, on y trouve aussi des interviews de stars internationales, avec des scoops et des questions pas piquées des vers qui vont vraiment au fond des choses.
Aujourd'hui, notre idole à tous, la Française préférée des Français, la formidable Mimie Mathy. Où l'on découvre ses ambitions qui me semblent vraiment légitimes et tout à fait à sa portée (je me demande ce que fait la famille Broccoli, je vais croire qu'ils sont aussi cons que leur nom), et la grande cohérence de ses propos sur les acteurs de petite taille et les rôles de méchants fourbes.

Ladies and gentlemen, enjoy it ici :


Et je vous jure que je n'ai pas truqué le texte. Pour la photo, je confesse une légère retouche. Pas pu résister.

mercredi 7 octobre 2009

Ma Déclaration

Pas de panique, je ne m'apprête pas à vous balancer du France Gall dans la face.
J'ai simplement pensé, dans le bus, en rentrant d'une longue journée de Cogip, qu'il était grand temps que je dévoile aux gens qui ne la connaissent pas la passion littéraire qui m'accompagne depuis bientôt 10 ans.

C'est l'homme de ma vie, il s'appelle Jack London.



La plupart d'entre vous (et ce n'est pas une critique) n'en connaissent sans doute que les deux ou trois titres qu'on fait lire aux enfants, à base de chiens de traîneaux dans le Grand Nord. Je l'ai cru longtemps limité à cela, jusqu'au jour où, il y a 10 ans, un éditeur que je ne remercierai jamais assez de cette démarche (Phebus), a décidé de révéler au bon peuple de France le vrai Jack London, un homme aux cent vies et aux mille facettes comme il en exista sans doute peu dans l'Histoire de l'humanité (si si, je vous jure), et comme il n'en existera sans doute pas beaucoup dans l'avenir - surtout si l'on ramène ce qu'il a vécu aux moyens de son époque, où c'était quand même un peu plus chaud la braise de parcourir le monde, pour ne prendre que cette dimension.

Avant d'entrer dans le détail, j'ai envie de vous raconter mon premier contact avec Jack. Décembre 1999. La tempête du siècle vient de frapper la France. La galère d'un Calvi-Paris qui dure 36 heures, dont je vous épargnerai les détails. Enervement d'enfant gâté pestant sur ses problèmes de riche. Jusqu'à ce que, dans ma chambre d'hôtel de Bastia arrachée de haute lutte à Air France, j'ouvre Le Peuple d'en Bas. Jack le journaliste d'investigation infiltre les bas fonds de Londres et pendant 3 mois, vit la misère quotidienne du prolétaire anglais. Comment vous dire que vos problèmes de riche, vous les remballez vite fait, quand au bout de quelques pages, vous réalisez que ce qu'il décrit de Londres 1902 ressemble étrangement à une vie de SDF à Paris 1999 ?
Et pan, la claque dans la gueule, le tout étant merveilleusement écrit.

Et là, forcément, vous lisez la préface qui vous apprend que Jack a été, à l'époque, radicalement édulcoré par ses traducteurs, la plupart de ses livres, y compris ceux présentés comme des romans d'aventure, étant formidablement engagés, et - horreur suprême - assez nettement socialistes.

Guettant fébrilement les parutions, j'ai depuis lu une quarantaine de titres de mon nouvel ami. Soit plus que je n'ai jamais lu d'aucun autre auteur (Dumas, peut-être, en volume ?). Et j'ai eu droit à tout, tant son Œuvre (oui, avec un eudanlo majuscule) est riche et diversifiée.
Petit florilège :
- Avant Adam, ou la Guerre du Feu avant la Guerre du Feu. Un hallucinant roman préhistorique, magnifique par lui-même, et visionnaire puisque tout ce qu'il décrit a été prouvé des décennies plus tard.
- Sur le Ring, deux nouvelles qui feraient aimer la boxe au dernier des réfractaires - sublime.
- Le Talon de Fer, une sorte de pré-1984, un roman d'anticipation politique relatant une révolution prolétarienne survenant en Octobre 1917 (!!) aux Etats-Unis.
- Le Vagabond des Etoiles, vibrant plaidoyer contre les conditions de détention dans les pénitenciers américains, sous couvert d'aventures et de métempsycose. Magique. Dur. Et magique.
- Le Loup des Mers, un personnage de capitaine extraordinaire pour un grand roman d'aventures maritimes
- Martin Eden, bien sûr, unanimement considéré comme le chef-d'œuvre de Jack (sauf par moi, même si je l'adore), roman presque autobiographique (Jack s'en défendait, arguant que Martin était individualiste quand lui était socialiste, mais les faits retracent globalement sa vie) relatant l'abnégation avec laquelle il a bouffé des vaches maigres pendant des années pour devenir, enfin, écrivain (merci d'avoir insisté, Jack), mettant son manteau au clou pour payer les timbres pour envoyer ses nouvelles à des revues. Et une belle histoire d'amour, aussi.
- La Peste Ecarlate, ou les survivants revenus à l'état de nature d'une terre décimée par une épidémie fulgurante. Un peu La Route, un peu la Planète des Singes. Des décennies plus tôt, bien sûr.
- L'Appel Sauvage, ou la réhabilitation de l'Appel de la Forêt, carrément massacré par une traductrice qui, se prenant pour la Comtesse de Ségur, a fait d'un livre d'une violence inouïe une bluette pour enfants, fondant notre ignorance à tous.

Et puis les aventures dans les Mers du Sud qu'il a sillonnées, chez les tribus cannibales, la ruée vers l'or qu'il a vécue, la vie de pilleurs de casiers de pêcheur puis de fliqueur de pilleurs de casiers, la vie d'alcoolique, la vie de rancher, et toutes les autres vies de ce personnage incroyable.
Inutile de lire une biographie, le puzzle se constitue au fil de ses romans et nouvelles, de bonheur en bonheur (taux de déception d'environ 3/40 - et encore, déception que je qualifierai de woodyallenienne : quand on trouve ça bof, ça reste très au-dessus de la moyenne).

Jack London c'est bon, mangez-en.

lundi 5 octobre 2009

J'peux avoir du rab ?

Parce qu'il en est ainsi des grands, qu'on n'en a jamais fait le tour.



(en fait ce sont les J5, bien sûr)

jeudi 1 octobre 2009

Je peux le latter ?

Oui, je t'en prie, please proceed.


mercredi 30 septembre 2009

mardi 29 septembre 2009

Instru Mentale

On est même au bord de la manipulation, là.

samedi 26 septembre 2009

De l'incompétence chantatoire

Moi je, j'ai tendance, souvent, à bien aimer les non-chanteurs sans voix qu'on fait chanter. Ca donne souvent des trucs intéressants. Bon, d'accord, surtout quand c'est Serge qui est aux manettes : la Birkin du début, avant qu'elle ne progresse, Deneuve, Adjani, petite Charlotte, et puis tiens, Jean-Claude dans la magnifique comédie musicale Anna.



vendredi 25 septembre 2009

To Strike, Stroke, Strokes

Vlà un disque qui s'annonce bien.





Mais maintenant Julian, tu files me laver ces cheveux.

mardi 22 septembre 2009

Cro mignons, cro criste



Ca a dû quand même bien lui foutre les boules, à Marvin, quand Tammi est partie, à 24 ans, putain 24 ans.
Il a dû repenser à comme ils étaient cro mignons, tous les deux.
Il a dû repenser aux tubes intergalactiques qu'ils ont cosignés. Au premier rang desquels, bien sûr, l'un des tubes les plus parfaits de l'histoire du tube, celui que je n'ai même pas besoin de nommer.
Et puis, il a dû repenser à ça :




Et oui, elle a dû lui manquer, comme convenu. D'ailleurs, il n'a plus fait de scène pendant 2 ans, après la disparition de ce petit ange.
C'est vraiment cro criste.

dimanche 20 septembre 2009

Non, non, rien n'a changé

Cet aprèm, alors que je faisais un peu de rangement virtuel dans les étagères virtuelles de ma discothèque avec une pomme dessus, je suis retombé sur le morceau que voilà.
J'en tire deux conclusions :
- Eddy est un champion
- Rien n'a changé en 40 ans



samedi 19 septembre 2009

Merci Madame

Et encore bravo.

Extrait pour le chouette clip :



Complète pour la belle chanson :

vendredi 18 septembre 2009

Le titre auto-suffisant

Comme la dame, rien à ajouter.



Si, juste un truc : ce soir, tu viens te mettre cartable au Café Bonnie, 9 rue des Récollets, Paris 10e, Métro Gare de l'Est, avec moi je ?

jeudi 17 septembre 2009

LaBelle Rouge

"Le label reconnaît à un produit ou à un service des caractéristiques destinées à créer de la confiance entre le fournisseur et le client." (source qualité online).
Ah ben oui, effectivement, confiance là.



mercredi 16 septembre 2009

On the Raydio

Ce qui est marrant, et je l'ai déjà dit mais je le redis pour ceux qui suivent pas car je sais qu'il y en a toujours qui suivent pas, quand on tombe sur un morceau, c'est d'aller investiguer un peu ce qu'il cache.
Là par exemple, merci Spotify, je tombe sur un morceau très plaisant, intitulé Jack & Jill, d'un groupe dénommé Raydio qui m'avait échappé, et que voilà.


J'aurais pu en rester là, écouter ce titre en me disant qu'il est cool, l'oublier, retomber dessus de temps en temps, et basta.
Mais en creusant - en fait en cherchant la vidéo sur youtube pour le poster pasque j'ai pas le mp3 sur moi - que découvré-je stupéfait ???
Que Raydio s'écrit Raydio parce que c'est le groupe de Ray Parker Jr, l'inoubliable interprète de... Ghostbusters, et oui !
Et, pour l'anecdote, que ce morceau prend sa source dans l'une des comptines les plus populaires de la culture américaine, intitulée Jack and Jill aussi.
Ca sert à rien, mais c'est mieux que de pas le savoir (on sait jamais, on pourrait briller avec un jour).

lundi 14 septembre 2009

Etonnant, non ?

Moi je, quand on m'a appris ça cet été, j'en suis tombé de mon matelas marron.
La base de Paper Planes, le tube de MIA, c'était donc... eux ???

dimanche 13 septembre 2009

Ca se confirme

Le reggae, ça me soule, ça me fatigue, ça me stresse, ça me tend, bref ça me fait tout l'inverse de l'effet marqué sur la boîte de coolitude.
Sauf que, en fait, j'aime bien les morceaux reggae de gens qui d'habitude font pas du reggae : Overseas Telegram by Gainsbourg, Baltimore by Nina Simone... et ce petit Reggae Tune by Thelma Houston (madame don't leave me this way, dont on conviendra que c'est pas le tube le plus reggae des 50 dernières années...).



jeudi 10 septembre 2009

Danceflooresque, Irrésistible, Sublime, Crocrobien, Ohlala

Perso, cette bombe glanée sur un mur, ben je m'en remets pas.

dimanche 6 septembre 2009

Sunday mood

Un bon dimanche où je croûte, incapable de bouger du canapé, jambes coupées par deux excellentes soirées fatigantes et très variées (vendredi : Palais de Tokyo et Baron. Samedi : euh... Palais de Tokyo, et Baron), j'écoute des trucs tout smooth, tout nostalgie, tout qui font penser aux gens qui sont loin, et c'est bon, parce que bon le lourd on va dire que je l'ai envoyé hier soir, ça c'est fait.



vendredi 4 septembre 2009

Le style

Le style, ça ne s'invente pas, c'est un truc que t'as dans la peau. Ou pas.
Et quand tu l'as, tu peux faire des trucs complètement dingues et inattendus avec naturel, aisance, style quoi. Comme eux, comme ça.





Ca, c'était pour la curiosité. Maintenant, en cas d'urgence, brisez la glace et vous trouverez leur tube absolu.

jeudi 3 septembre 2009

Oh oui, transpercez-moi encore avec des aiguilles

Si c'est ça le Vaudou, alors ça vaut l'coup. Sur cette vanne d'une faiblesse consternante, je vous laisse avec Tony Joe (avec un pauv'lien deezer pasque je l'ai pas trouvé en vidéo et je l'ai pas t'encore en mp3).